FINANCER SON PROJET: Y'A PLUS QU'A ! - Partie 2
3 - LES BANQUES

Tout porteur de projet se retrouve confronté à la question de la banque. Car oui, même si on a quelques sous en réserve, ou si on a gagné un ou plusieurs appels à projet, il faut souvent compléter par un prête bancaire et c’est notre cas !

 

Pour des raisons éthiques, je me suis automatiquement orienté vers la NEF*, unique  banque éthique aujourd’hui en France (qui publie chaque année tous ses comptes et activités) .

Je pourrais sûrement trouver un taux de prêt plus bas ailleurs(en échange de mon âme) mais je souhaite avant tout travailler avec une banque qui soutient réellement mon projet et qui utilise l’argent que je lui ferais gagner pour des projets… comme le notre :-)

Pour pouvoir travailler avec la NEF il a fallu remplir un FAT dossier et passer une sélection (comme quoi ils ne travaillent pas avec n’importe qui eux non plus).

 

Cette étape c’est déroulé sans souci.

 

Dès mon premier rendez-vous, j’ai tout de suite apprécié le contact avec ma conseillère qui a bien pris le temps de répondre à toutes nos questions, et j’ai été conquise !

 

Nous ferons donc notre emprunt à la NEF (s’il nous accordent le prêt héhé  … on vous dira ça en temps et en heure ;-))!

 

Note pour les porteurs de projets : attention, il faut avoir en trésorerie (même si elle est empruntée) le montant initial  total pour faire l’ensemble des travaux de départ, car la banque ne prête que sur facture (en dehors du prêt de tréso). Ca veut dire qu’il faut pouvoir avancer les sous avec ses propres fonds avant de se faire rembourser par la banque. La logique est un peu difficile à comprendre (moi-même j’ai encore du mal) puisqu’à priori si on emprunte c’est bien qu’on a pas les sous ( ?!). Mais en fait si, il faut les sous qui serviront à l’investissement initial, donc il faut faire bien attention à cela !

 

Bon, et sinon la banque c’est chouette mais celle-ci ne finance pas tous les types de dépenses. La Nef par exemple ne finance que les investissements immatériel et matériels mais pas les investissements financiers (garantie de loyer par exemple).

 

« Mais alors comment faire dans ces cas là ? » allez vous me demander.

 

Et bien il faut demander un emprunt complémentaire sous forme de prêt d’honneur Pardi ! Pour cela il faut s’adresser à France active ou Agence France Entreprendre. Les avantages sont qu’ils prêtent pour des dépenses qui ne sont pas couvertes par un prêt bancaire classique et que l’emprunt est à taux 0, c’est à dire qu’il n’y a pas d’intérêt à payer sur le prêt. Plutôt cool non ?

Par contre l’emprunt est obligatoirement couplé à un prêt bancaire classique (bah oui faut pas rêver non plus) et ne peut démarrer qu’après avoir eu une promesse de bail.

Tout se joue un peu au même moment du coup. Mais que ça ne vous empêche pas de commencer à les contacter avant pour faire connaissance, ça ira plus vite le moment venu ;-)

* Finalement, sur les conseils de plusieurs entrepreneurs et accompagnateurs, nous sommes allés voir plusieurs banques en parallèle pour comparer leurs offres et afin de nous assurer, dans le pire des cas, qu'au moins une d'entre elles accepteraient notre emprunt. 

4 - SUBVENTIONS PUBLIQUES

Assez rapidement nous avons présenté notre projet à la mairie de Paris. L’objectif était d’abord de faire connaissance et de voir s’ils pouvaient nous aider pour trouver un local, et il s’est avéré que grâce à eux nous avons aussi eu accès à des opportunités de financement inattendus, via des appels à projets lancé par la ville de Paris elle même.

Nous avons aussi regardé si nous pouvions entrer dans les plans régionaux de prévention et de gestion des déchets et avons déposer des demandes en ce sens.

Il est encore trop tôt pour savoir si nous allons effectivement pouvoir bénéficier de ces financements mais ce sont pour le moment les pistes les plus solides que nous ayons.

 

Sites utiles :

 

https://subventions.fr/

https://www.iledefrance.fr/

 

  1. Financement participatif

Le financement participatif, communément appelé crowdfunding est devenue l’étape obligatoire pour tout porteur de projet. Au départ, avec mon associée, nous n’étions pas très partantes pour faire une campagne de crowdfunding, car cela nous embêtait de solliciter nos proches pour leur demander des sous.

Et c’est lors de notre premier rendez-vous à la banque qu’on a compris qu’on ne pourrait pas y manquer ! Notre banquière nous explique que la campagne de crowdfunding est désormais si « commune », qu’elle fait office d’assurance pour les banquiers. Autrement dit, le meilleur moyen d’obtenir un prêt de la banque… c’est d’avoir fait une campagne de crowdfunding (réussie). Notre banquière a bien insisté sur ce point !

On s’est donc mis au boulot…

Il faut savoir que monter une campagne de crowdfunding est extrêmement chronophage, il faut compter 3 mois de préparation (pour 1 mois de campagne (selon les plateformes de crowdfunding).

Autant dire que d’un point de vue rentabilité, la campagne est avant tout utile en tant qu’outils de communication et comme « preuve du concept » pour aller demander un prêt à la banque. Les sous récoltés ne sont pas non plus négligeables car même si la somme reste petite par rapport au budget total, ce sont des fonds qu’il sera tout de suite possible de mobiliser (pour des travaux ou achat de machines) et qui s’ajoutent aux fonds propres (donc possibilité d’emprunter davantage à la banque).

 

Voilà, on espère pourvoir lancer notre campagne en avril avec Ulule ;-) ! N’hésitez pas à participer et à partager le moment venu <3

 

Plateformes de crowdfunding :

Ulule

Kisskissbankbank

Tudigo

Zeste

 

Je vous invite à partager vos bons plans et galères en commentaires de l’article =)

IRIS.H - 2 AVRIL 2018